Dévidw' Art

Il y a des choses que je ne dis a Personne Alors
Elles ne font de mal à personne Mais
Le malheur c'est
Que moi
Le malheur le malheur c'est
Que moi ces choses je les sais

Il y a des choses qui me rongent La nuit
Par exemple des choses comme
Comment dire comment des choses comme des songes
Et le malheur c'est que ce ne sont pas du tout des songes

Il y a des choses qui me sont tout à fait
Mais tout à fait insupportables même si
Je n'en dis rien même si je n'en
Dis rien comprenez comprenez moi bien

Alors ça vous parfois ça vous étouffe
Regardez regardez moi bien
Regardez ma bouche
Qui s'ouvre et ferme et ne dit rien

Penser seulement d'autre chose
Songer à voix haute et de moi
Mots sortent de quoi je m'étonne
Qui ne font de mal à personne

Au lieu de quoi j'ai peur de moi
De cette chose en moi qui parle

Je sais bien qu'il ne le faut pas
Mais que voulez-vous que j'y fasse
Ma bouche s'ouvre et l'âme est là
Qui palpite oiseau sur ma lèvre

O tout ce que je ne dis pas
Ce que je ne dis à personne
Le malheur c'est que cela sonne
Et cogne obstinément en moi
Le malheur c'est que c'est en moi
Même si n'en sait rien personne
Non laissez moi non laissez moi
Parfois je me le dis parfois
Il vaut mieux parler que se taire

Et puis je sens se dessécher
Ces mots de moi dans ma salive
C'est là le malheur pas le mien
Le malheur qui nous est commun
Épouvantes des autres hommes
Et qui donc t'eut donné la main
Étant donné ce que nous sommes

Pour peu pour peu que tu l'aies dit
Cela qui ne peut prendre forme
Cela qui t'habite et prend forme
Tout au moins qui est sur le point
Qu'écrase ton poing
Et les gens Que voulez-vous dire
Tu te sens comme tu te sens
Bête en face des gens Qu'étais-je
Qu'étais-je à dire Ah oui peut-être
Qu'il fait beau qu'il va pleuvoir qu'il faut qu'on aille
Où donc Même cela c'est trop
Et je les garde dans les dents
Ces mots de peur qu'ils signifient

Ne me regardez pas dedans
Qu'il fait beau cela vous suffit
Je peux bien dire qu'il fait beau
Même s'il pleut sur mon visage
Croire au soleil quand tombe l'eau
Les mots dans moi meurent si fort
Qui si fortement me meurtrissent
Les mots que je ne forme pas
Est-ce leur mort en moi qui mord

Le malheur c'est savoir de quoi
Je ne parle pas à la fois
Et de quoi cependant je parle

C'est en nous qu'il nous faut nous taire

 

Louis Aragon
(1963)

Heiden Röslein - Goethe

le 08/04/2007 à 20h29

Sah ein Knab ein Röslein stehn,
Röslein auf der Heiden
War so schön und morgenschön,
Lief er schnell, es nah zu sehn,
Sah' s mit vielen Freuden.
Röslein, Röslein, Röslein rot,
Röslein auf der Heiden.

Knabe sprach, Ich breche dich,
Röslein auf der Heiden!
Röslein sprach, ich steche dich,
Daß du ewig denkst an mich.
Und ich will's nicht leiden
Röslein, Röslein, Röslein rot,
Röslein auf der Heiden.

Und der wilde Knabe brach s'
Röslein auf der Heiden;
Röslein wehrte sich und stach,
Half ihm doch kein Weh und Ach,
Mußt es eben leiden.
Röslein, Röslein, Röslein rot,
Röslein auf der Heiden.

Goethe, Johann Wolfgang von (1749-1832)

vu que ce blog est mon "Dévidw'Art", je pouvais pas passer à côté de ces fameuses caricatures !!!


 


"Il aura suffit de douze caricatures de Mahomet pour déclencher la colère du monde musulman. Publiées le 30 septembre 2005 dans le quotidien danois Jyllands-Posten, et le 10 janvier 2006 dans le magazine norvégien Magazinet, les dessins sont pourtant fort distrayants. Le Danemark est actuellement en proie à un déchaînement d'attaques très violentes de la part de fanatiques pour lesquels la liberté d'expression et le blasphème ne sont qu'un même ennemi à abattre : menaces de mort envers les caricaturistes, rappel de l'ambassadeur d'Arabie Saoudite en poste au Danemark (26 janvier), fermeture de l'ambassade de Libye à Copenhague, alerte à la bombe au siège du Jyllands-Posten (31 janvier), manifestation d'un commando armé devant les locaux de l'Union Européenne à Gaza (30 janvier), agression de salariés d'une entreprise danoise à La Mecque (29 janvier), boycottage des produits danois et norvégiens, etc. (Libération 31/01/2006, site internet du Figaro 30 et 31/01/2006). "


[source]


 


euh, faut peut être arrêter les délires, non ?


on caricature tout le monde, on en fait pas un fromage, quand même !!!


et juste comme ça, admettons que les Dieux n'existent pas ??? z'auraient pas l'air con, les autres, en train de gueuler comme des gorets (jeu de mots : ils ne mangent pas de porc ! ^^) contre des caricatures de leur dieu qui n'existe peut être pas...


 


'fin bon...


 


après ça, voici quelques caricatures (les plus excellentes selon moi) :


 



 



 



 


 


boah allez, pour mettre tout le monde sur le même pied d'égalité, une petite caricature de jésus !!! ^^



 


 


faut avoir un tant soit peu d'ouverture d'esprit, pour pouvoir comprendre et rire d'une caricature... [aucune insinuation !!! quoique...]


 


$$ally'

extraits de La Fabrique du Crétin

le 18/02/2007 à 12h53

"Le savoir est un cercle dont le centre est partout, et la circonférence nulle part".


 


"Aujourd'hui, l'école est morte. 'Éducation Natinale décédée. Lettre suit...' "


[première phrase du Prologue]


 


"l'essentiel, c'est que l'apprenant soit OCCUPÉ. Occupé à quoi ? vous sortez de la question. et comme disaient nos grand-mères : "quatre ans d'occupation, c'est long". Alors, pensez, douze ans d'étude passés à ne rien faire... "


 


"Mais le Crétin n'est pas une fatalité.


Pas encore."


[fin de l'essai.]


 


p!x : l'information scolaire, Robert Doisneau.

Robert Doisneau

le 11/02/2007 à 17h57

Robert Doisneau


Né le 14 avril 1912 à Gentilly (Val d'Oise) dans une famille de petits bourgeois toute vouée à la cause de l'entreprise familiale de plomberie, Robert Doisneau passe une enfance difficile dans une ambiance imprégnée par des valeurs rigides de sérieux et d'application . Sa scolarité n'est pas non plus un long fleuve tranquille au sein de la petite école communale de Gentilly et c'est avec un grand soulagement que son entourage le voit réussir le concours d'entrée à l'école Estienne en 1925. A défaut d'être ingénieur, ce qu'ambitionnait l'ensemble de sa famille, il se destine alors à être graveur lithographe. Il obtient son diplôme de graveur en 1929, mais la rigidité d'un travail extrêmement minutieux qui l'oblige parfois au confinement et à la solitude lui impose rapidement de choisir un palliatif extérieur à des occupations professionnelles qui parfois l'assomment. C'est la photographie qui lui offre alors l'opportunité d'exprimer ses goûts et son penchant pour l'illustration de la vie citadine. Il n'a pas 20 ans quand officiellement sa carrière " professionnelle " de photographe commence à la sortie du cour Estienne.


Les deux dernières années de sa vie sont hélas également marquées par le triste et trop médiatisé procès du " baiser de l'hôtel de ville " (photographie prise en 1950). Cette affaire de droit à l'image laissera Robert Doisneau très amer et désabusé. C'est un artiste déjà très fatigué par une vie certes bien remplie mais peut-être aussi par l'énorme déception de cette mauvaise " farce " qui disparaît le 1er avril 1994 à Paris.


Photographe des " petites personnes ", Robert Doisneau au même titre que Henri Cartier-Bresson aura été l'un des plus grands photographes du 20ème siècle. Très proche des gens et connu pour son énorme gentillesse, il aura immortalisé avec douceur, réalisme et parfois humour 60 ans de la vie des français sans aucune prétention mais avec une telle passion qu'aujourd'hui et pour longtemps encore, son travail fait référence.

[-> source <-]



Le baiser de l'hôtel de ville, Paris, 1950


 



Musiciens sous la pluie



p!x : les pains de Picasso

l'intelligence... tout un monde...

le 04/02/2007 à 19h22

L'intelligence, c'est comme les parachutes, quand on n'en a pas, on s'écrase.


[Pierre Desproges]



Il y a des gens si intelligents que lorsqu'ils font les imbéciles, ils réussissent mieux que quiconque.


[Maurice Donnay]



Se rendre compte qu'on est un imbécile est un signe d'intelligence.


[Philippe Geluck]

Dix petits nègres s'en furent dîner,
L'un d'eux but à s'en étrangler


n'en resta plus que neuf.


Neuf petits nègres se couchèrent à minuit,
L'un d'eux à jamais s'endormit


n'en resta plus que huit.


Huit petits nègres dans le Devon étaient allés,
L'un d'eux voulut y demeurer


n'en resta plus que sept.


Sept petits nègres fendirent du petit bois,
En deux l'un se coupa ma foi


n'en resta plus que six.


Six petits nègres rêvassaient au rucher,
Une abeille l'un d'eux a piqué


n'en resta plus que cinq.


Cinq petits nègres étaient avocats à la cour,
L'un d'eux finit en haute cour


n'en resta plus que quatre.


Quatre petits nègres se baignèrent au matin,
Poisson d'avril goba l'un

n'en resta plus que trois.


Trois petits nègres s'en allèrent au zoo,
Un ours de l'un fit la peau


n'en resta plus que deux.


Deux petits nègres se dorèrent au soleil,
L'un d'eux devint vermeil


n'en resta donc plus qu'un.


Un petit nègre se retrouva tout esseulé,
Se pendre il s'en est allé


n'en resta plus... du tout.

Wanderer über dem Nebelme

le 04/02/2007 à 19h02

"Wanderer über dem Nebelmeer" de Caspar David Friedrich

Il y a un début à tout ^^

le 03/02/2007 à 22h09

* il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis *



chalut ! donc ce blog ne sert plus de cobaye pour mes CSS, puisque je les teste directement sur mon blog... donc 'suffit de lire la présentation de ce blog pour voir de quoi il est question ici...


 


que dire ?


 


Bonne Visite !


$$ally'


p!x : le Baiser de l'hôtel de ville - Robert Doisneau

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